Sefer BERECHIT

Sefer BERECHIT

Seconds rôles – Mathusalem



Seconds rôles – Mathusalem

 

Mathusalem est surtout connu pour avoir vécu neuf cent soixante-neuf ans (Berèchith 5, 27), durée qui a fait de son nom un synonyme de « longévité ».

Cette durée de vie exceptionnelle, que n’a atteinte aucun autre personnage biblique, a fortement impressionné les esprits. C’est ainsi qu’un pin des Etats-Unis, appelé le « pin de Bristlecone » (Pinus longaeva) a été longtemps appelé « arbre de Mathusalem », car il était considéré, jusqu’à une époque récente, comme l'organisme vivant le plus âgé de notre planète.

Seconds rôles – Lémekh



Seconds rôles – Lémekh

La population d’avant le déluge citée dans le livre de Berèchith a compté deux personnages appelés Lémekh :

un premier Lémekh, descendant de Caïn (Voir Berèchith 4, 17 à 4, 24), et un second, descendant de Seth et père de Noé (Voir Berèchith 5, 25 à 28).

Il existe cependant un lien étroit entre ces deux personnages : La fille du premier, Naama, a été l’épouse de Noé, et l’on ne peut pas s’empêcher de penser que cette similitude de noms n’était pas fortuite.

VAYECHEV : Ferveur communautaire



Ferveur communautaire !

À son retour de chez Laban, et après sa fameuse rencontre avec
son frère Essav,
Yaacov s’installa enfin en Eretz Israël après qu’Essav
a quitté le pays.

A ce sujet, le Midrach Rabba cite le verset
qui s’adresse en fait à tout le peuple
juif pour toutes les générations
en lui disant : « Lorsque tu feras entendre
tes cris, qu’ils te sauvent, les rassemblements
que tu as groupés autour de toi ! »,
(Isaïe, 57, 13). Or de quels rassemblements
s’agit-il ? Il est vrai que les prières réunies
de toute la famille de Yaacov furent exaucées,
mais il ne s’agit en fait que d’un seul
groupe - ce qui ne justifierait pas cette formule
qui parle de « rassemblements » au
pluriel….

À propos de la notion
de « rassemblement »

VAYECHEV : Une étincelle dans l'obscurité



Une étincelle dans l’obscurité

 

Le début des nombreuses péripéties de Yossef est introduit
dans le verset
par ces mots : « Voici la descendance de Yaacov : Yossef, âgé
de dix-sept ans
(…) », (Béréchit 37, 2). Ce verset, on le remarque,
semble occulter les onze
autres fils de Yaacov et restreindre sa descendance à Yossef uniquement.

VAYECHEV : Instant choisi, lieu opportun



Instant choisi, lieu opportun

 

Au coeur de l’histoire de Yossef vendu par ses frères et amené
en Égypte, la Torah opère une digression pour nous relater
l’histoire de Yéhouda et de Tamar, de qui naquit la dynastie de
David et sa royauté.

Après la vente de Yossef, Yéhouda
« s’éloigna de ses frères » et partit
vivre à l’écart de sa famille.

VAYECHEV : L'ange Gabriel



Parachath Vayèchev – L’ange Gabriel

« Un homme le trouva, et voici qu’il errait dans le champ. L’homme
lui demanda : Que cherches-tu ? » (Berèchith 37, 15). Cet «
homme » qui a rencontré Joseph, explique Rachi d’après
le Midrach tan‘houma Wayèchev 2, n’était autre que l’ange
Gabriel.

VAYICHLA'H : Chekhem...



Chekhem…

A travers toute la Torah écrite, c’est
essentiellement dans la paracha « Vayichla’h »
qu’il est question de Chekhem. Or, nul n’ignore
qu’avec le mont du Temple (Har haMoria) et la
ville de ‘Hévron, Chekhem fait partie des lieux les
plus saints d’Erets Israël, ceux-là même qui sont
soumis à cette violence symptomatique de l’exil…

VAYICHLA'H : Yaacov, le solitaire



Yaacov, le solitaire

La paracha Vayichla’h nous présente notre troisième patriarche à un moment où il est lui-même confronté à une épreuve fort
étonnante : « Yaacov était resté seul, alors un homme combattit avec lui jusqu’à l’aube (…) ».

Evidemment, lorsqu’on est seul,
on peut facilement être
agressé et l’on est généralement
bien plus vulnérable. Mais
en l’occurrence, celui qui attaqua
Yaacov n’était pas simplement un
« brigand « : il s’agissait carrément
de l’ange d’Essav, c’est-à-dire la
« force intermédiaire » qu’Hachem
avait chargée de dispenser au peuple
d’Edom ce qu’il doit recevoir
comme aides ou comme épreuves
du Ciel.

VAYICHLA'H : Ni par les armées, ni par la force, seulement par mon souffle



Ni par les armées, ni par la force, seulement par Mon souffle

« Car tu as lutté contre des puissances célestes et humaines
et tu les as vaincues » (Béréchit 32,29)

Comment la Tora peut-elle affirmer que Ya’aqov vainquit l’ange alors
qu’en fin de compte, « la cuisse de Ya’aqov se luxa tandis qu'il
luttait avec lui », lui causant une claudication ? Etait-ce réellement
là une « victoire » ?

Le Maguid de Minsk répond à cette remarque par une idée
remarquable : lorsque deux personnes s’affrontent, le résultat de
leur combat dépend uniquement de la teneur du conflit. S’il s’agit
d’un combat physique, c’est lorsque l’un des adversaires assène
un coup fatal au second qu’on peut le déclarer vainqueur.

VAYICHLA'H : L'éternité de la torah et de ceux qui l'étudient



L’éternité de la Tora et de ceux qui l’étudient

« Il empoigna la cuisse de Ya’aqov » (Béréchit
32,26)

Dans les écrits du Zohar, nous apprenons que la cuisse de Ya’aqov
constitue une allusion aux « mécènes de la Tora ».
Cette exégèse, selon le ‘Hafets ‘Hayim (dans son commentaire
sur la Tora) revoie à l’idée suivante : le motif principal
qui incita l’ange de ‘Essav à mener ce combat contre Ya’aqov
était les bénédictions d’Its’haq. Aux yeux de
l’ange, rien ne justifiait que le second des jumeaux ait plus de droits
sur elles que son aîné. A cela, Ya’aqov rétorqua que
ces bénédictions lui revenaient légitimement dans la mesure
où, un jour, ses descendants recevraient la Tora et l’étudieraient.
Devant cet argument, l’ange ne trouva aucune réplique : «
Il vit qu'il ne pouvait le vaincre. » Mais finalement, l’ange de
‘Essav reprit le dessus en avançant un autre prétexte : à
la fin de l’exil – peu avant « le lever de l’aube »
– viendra un temps où le peuple juif dédaignera l’importance
du soutien financier de l’étude de la Tora. De ce fait, présagea
l’ange, les érudits ne pourront alors plus autant s’y consacrer.
Par cette révélation, il put ainsi frapper Ya’aqov au niveau
de la cuisse – c'est-à-dire au membre qui soutient le corps entier
– à l’instar de ces mécènes de la Tora, qui soutiennent
par leur contribution les hommes s’adonnant à son étude.
C’est donc bien au niveau des « mécènes de la Tora
» que l’Ange put dominer Ya’aqov en « lui empoignant la
cuisse ».